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	<title>CCDH HAUTE LOIRE</title>
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	<description>dénonce les abus de la psychiatrie en Haute Loire</description>
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		<title>Les soins psychiatriques sous contrainte : propositions de réforme</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 08:34:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos actions]]></category>

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		<description><![CDATA[En tant qu&#8217;association spécialisée dans la protection des droits de l&#8217;homme dans le domaine de la psychiatrie, nous sommes très attachés à ce que le dispositif de soins psychiatriques sous contrainte soit encadré de toutes les garanties nécessaires. Dans le domaine des internements et soins psychiatriques sous contrainte, l&#8217;essentiel de notre activité est tournée vers [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">En tant qu&rsquo;association spécialisée dans la protection des droits de l&rsquo;homme dans le domaine de la psychiatrie, nous sommes très attachés à ce que le dispositif de soins psychiatriques sous contrainte soit encadré de toutes les garanties nécessaires.</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ccdh-alpes-maritimes.fr/wp-content/uploads/2013/04/soins-psychiatriques-sous-contrainte.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1133" style="margin: 8px;" alt="En tant qu'association spécialisée dans la protection des droits de l'homme dans le domaine de la psychiatrie, nous sommes très attachés à ce que le dispositif de soins sous contrainte soit encadré de toutes les garanties nécessaires" src="http://www.ccdh-alpes-maritimes.fr/wp-content/uploads/2013/04/soins-psychiatriques-sous-contrainte.jpg" width="214" height="245" /></a>Dans le domaine des internements et soins psychiatriques sous contrainte, l&rsquo;essentiel de notre activité est tournée vers les patients placés sous obligation de soins psychiatriques selon les articles L3212-1 et L3212-3 (ex HDT &#8211; admission décidée par le directeur d&rsquo;hôpital avec ou sans demande de tiers) et selon les articles L3213-1 et L3213-2 (ex HO – admission décidée par le représentant de l&rsquo;Etat). Nous aidons les patients ou leurs familles à faire valoir leurs droits et dénonçons les pratiques violant les droits de l&rsquo;homme dans ce domaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les hospitalisations psychiatriques sous contrainte (c&rsquo;est-à-dire sans le consentement du patient) sont un sujet particulièrement sensible en matière de droits de l&rsquo;homme.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;avis de la Commission Nationale Consultative des Droits de l&rsquo;Homme (CNCDH) du 31 mars 2011 le souligne dans son point 2 :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Dans la mesure où le traitement de malades qui ont perdu leur discernement peut impliquer, dans leur intérêt et dans celui de leur entourage, l’hospitalisation sans consentement, une question de liberté est en jeu. Outre la liberté d’aller et venir, pour ces malades comme pour tout malade, le droit à la sûreté et l’inviolabilité du corps humain sont des composantes d’une liberté individuelle à laquelle toutes les garanties doivent être apportées</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Plus de 70 000 hospitalisations psychiatriques sous contrainte ont lieu chaque année en France. Ce chiffre a presque doublé en 18 ans. Il est 3 à 4 fois supérieur à celui du Royaume Uni, l&rsquo;Espagne ou l&rsquo;Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">La décision du Conseil constitutionnel du 20 avril 2012, rend obligatoire une révision de la loi du 5 juillet 2011 avant le 1er octobre 2013 sur les deux points suivants : les procédures appliquées aux personnes séjournant ou ayant séjourné en unités pour malades difficiles (UMD) et les cas d&rsquo;irresponsabilité pénale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces procédures représentent une minorité de cas par rapport à l&rsquo;ensemble des hospitalisations psychiatriques sous contrainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons donc que cette révision de la loi du 5 juillet 2011 soit l&rsquo;occasion pour les législateurs de revoir également d&rsquo;autres dispositions de cette loi, particulièrement préoccupantes en matière de droits de l&rsquo;homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous partageons à cet égard le point de vue de Mr. Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Lors d&rsquo;un colloque organisé le 23 novembre 2012 par le Syndicat de la magistrature sur l’application de la loi du 5 juillet 2011, Mr Delarue a estimé qu&rsquo;il serait « dommageable » que la réforme de la loi du 5 juillet 2011 ne se fasse que sur les dispositions censurées par le Conseil constitutionnel sans sa décision d&rsquo;avril.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous trouverez dans la brochure ci-dessous quelques uns des points qui nous préoccupent tout particulièrement dans la loi du 5 juillet 2011 et nos prépositions de réforme.</p>
<div data-fb-options="modal:false disableScroll:true scrolling:no enableDragResize:true padding:12 innerBorder:2 showClose:true colorTheme:white captionPos:tc controlsPos:br autoStart:true hideObjects:false caption:`&lt;span style='background-color:white;font-weight: bold;'&gt;Propositions de réforme de la loi du 5 juillet 2011` boxLeft:auto boxTop:auto"><a title="Propositions de réforme de la loi sur les soins psychiatriques sous contrainte" href="http://www.ccdh.fr/docs/brochure_ccdh_propositions_de_reforme.pdf#navpanes=1&amp;pagemode=bookmarks&amp;page=2" target="_blank" data-fb-options="boxTop:auto boxLeft:auto caption:`&lt;span style='background-color:white;font-weight: bold;'&gt;Propositions de réforme de la loi du 5 juillet 2011` hideObjects:false autoStart:true controlsPos:br captionPos:tc colorTheme:white showClose:true innerBorder:2 padding:12 enableDragResize:true scrolling:no disableScroll:true modal:false autoTypes:image|media|html U6:floatbox "><img class="aligncenter" style="margin-left: 150px; margin-right: 150px;" title="Cliquez pour voir le document (PDF)" alt="soins psychiatriques sous contrainte" src="http://www.ccdh.fr/docs/brochure_ccdh_propositions_de_reforme.jpg" width="300" height="426" /></a></div>
<p align="center"><b>Cliquez sur l&rsquo;image pour voir le document</b>.</p>
<p>Vous pouvez déplacer et redimensionner la fenêtre surgissante (pop-up).</p>
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		<title>CLINATEC : une manifestation contre les abus psychiatriques</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/04/01/clinatec-une-manifestation-contre-les-abus-psychiatriques/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 09:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 30 mars de 16h30 à 17h30 sur la Place Grenette à Grenoble : La Commission des Citoyens pour les Droits de l&#8217;Homme a organisé avec succès une manifestation contre les abus psychiatriques et les risques de dérives des expérimentations de CLINATEC. Ainsi, ce sont des milliers de grenoblois, citoyens et professionnels de santé qui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Samedi 30 mars de 16h30 à 17h30 sur la Place Grenette à Grenoble : La Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme a organisé avec succès <span style="text-decoration: underline;"><a title="manifestation contre les abus psychiatriques" href="http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/04/01/mobilisation-contre-les-abus-psychiatriques" target="_blank">une manifestation contre les abus psychiatriques</a></span> et les risques de dérives des expérimentations de CLINATEC. </b></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ccdh-paris.fr/wp-content/uploads/2013/04/clinatec.jpg"><img class="alignleft  wp-image-1150" style="margin: 8px;" alt="ce sont des milliers de grenoblois, citoyens et professionnels de santé qui ont été informés des dangers de CLINATEC" src="http://www.ccdh-paris.fr/wp-content/uploads/2013/04/clinatec.jpg" width="245" height="267" /></a>Ainsi, ce sont des milliers de grenoblois, citoyens et professionnels de santé qui ont été informés des dangers de CLINATEC.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Homme implanté et contrôlé grâce à des électrodes miniaturisées implantées dans le cerveau !</p>
<p style="text-align: justify;">Tel est le futur proposé aux citoyens par la société CLINATEC, grâce à la nanotechnologie. CLINATEC est un centre de recherche bio-médicale.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objet en est tellement élargi que ce laboratoire peut se permettre de tout expérimenter sur l&rsquo;homme puisque le sujet et l&rsquo;objet de ces recherches et expériences est l&rsquo;être humain.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs des cobayes sont déjà recrutés pour des expériences confidentielles en 2013, et impossible de savoir sur quoi vont porter celles ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci n&rsquo;est pas sans rappeler la psychiatrie avec ses expériences sur le cerveau conduisant à la lobotomie dès 1935 et aux électrochocs dès 1940. Ces traitements barbares sont à l&rsquo;origine de graves séquelles, d&rsquo;épilepsies et de morts, et sont toujours pratiqués de nos jours pour ce qui est des électrochocs (ou sismothérapie).</p>
<p style="text-align: justify;">Des recherches expérimentales sur le cerveau menées de concert par des médecins et des ingénieurs de l&rsquo;INSERM,  avec des appuis politiques et gouvernementaux, vont permettre de contrôler les émotions, la volonté et  le comportement des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objet principal est bien sûr l&rsquo;homme à qui il sera proposé ou imposé des techniques de soins invasives pour adapter son comportement, ses émotions ,sa volonté à ce qu&rsquo;une société bien pensante estime acceptable, et pour ne l&rsquo;oublions pas permettre à des investisseurs de réaliser d&rsquo;importants profits financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela coûte cher aux contribuables que nous sommes. Le projet CLINATEC a été financé par un contrat de plan entre l&rsquo;État et la Région. Plus de 20 millions ont été abondés par l&rsquo;État et 2,2 millions d&rsquo;euros ont été donnés par la municipalité de Grenoble.</p>
<p style="text-align: justify;">Les instigateurs de ce projet classé en premier lieu secret défense, dont le CHU de Grenoble, sont notamment Alim-louis BENABID, neurochirurgien qui travaille déjà sur la stimulation cérébrale profonde, conseiller scientifique au CEA et  proche du Maire de Grenoble, Mme Geneviève FIORASO, actuelle ministre de l&rsquo;enseignement supérieur à la recherche  mais aussi Présidente de la SEM Minatec entreprises qui accueille CLINATEC sur son site. Son concubin, Stéphane SIEBERT, directeur adjoint du CEA à Grenoble, et d&rsquo;autres protagonistes dans le secteur grenoblois ont des intérêts privés qui se rejoignent.</p>
<p style="text-align: justify;">CLINATEC s&rsquo;intéresse donc aux troubles de la personnalité, tout comme les psychiatres utilisateurs  de méthodes barbares dont ils sont d&rsquo;ailleurs les seuls utilisateurs (la sismothérapie, la contention, l&rsquo;enfermement, etc). Les nanotechnologies implantées dans le cerveau peuvent changer la personnalité de quelqu&rsquo;un avec des décharges électriques. N&rsquo;est-ce pas la version high-tech de l&rsquo;électrochoc ?</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;existence de ces expériences au sein de CLINATEC sont sujets à controverse. Il y a tant d&rsquo;opacité autour de ces activités sur des êtres humains avec des technologies à risque.  Avec quels bénéfices  et  au profit de qui ? L&rsquo;armée est-elle aussi partie prenante dans l&rsquo;utilisation des nanotechnologies  à des fins militaires ? Le soldat sera « libéré » de toute émotion et pourra tuer sur ordre sans état d&rsquo;âme.</p>
<p style="text-align: justify;">La société va t&rsquo; elle devoir se plier au lobby industriel, accepter d&rsquo;être cobaye de technologies de pointe au seul profit de décideurs politiques, de firmes pharmaceutiques, de psychiatres et d&rsquo;industriels ?</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme, association luttant depuis plus de 40 ans en France pour faire des droits de l&rsquo;homme une réalité en psychiatrie, compte informer tous les citoyens sur les dangers potentiels de CLINATEC.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour toute information complémentaire, contactez <a title="ccdh" href="http://www.ccdh.fr/" target="_blank">la Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme</a> au 01-40-01-09-70 ou 06-67-56-88-04 ou encore par email : <a title="ccdh" href="mailto:ccdh@wanadoo.fr">ccdh@wanadoo.fr</a></h3>
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		<title>Mon internement en psychiatrie : Juliette</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/03/20/mon-internement-psychiatrie/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 01:45:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expérience]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital psychiatrique]]></category>
		<category><![CDATA[internements]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue dans l’univers impitoyable des HP, Hôpitaux Prisons… où contrainte, autorité abusive et menaces mènent la danse, l&#8217;univers de la psychiatrie. Avant, j’étais comme vous. Je considérais la psychiatrie comme étant une discipline médicale digne de confiance et les hôpitaux psychiatriques comme des institutions, censées traiter et guérir des personnes malades ou fragilisées psychologiquement. Je [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Bienvenue dans l’univers impitoyable des HP, Hôpitaux Prisons… où contrainte, autorité abusive et menaces mènent la danse, l&rsquo;univers de la psychiatrie.</h2>
<blockquote>
<p align="justify">Avant, j’étais comme vous. Je considérais la psychiatrie comme étant une discipline médicale digne de confiance et les hôpitaux psychiatriques comme des institutions, censées traiter et guérir des personnes malades ou fragilisées psychologiquement.</p>
<p align="justify">Je croyais que les psychiatres travaillaient de pair avec les thérapeutes, qu’ils écoutaient et tentaient de faire parler leurs patients, de leur redonner confiance en les suivant de près et en les revalorisant afin qu’ils se réintègrent dans la société et reprennent peu à peu goût à la vie.</p>
<p align="justify">Je pensais que les médicaments qu’ils prescrivaient aidaient les malades à se relever, à sortir la tête de l’eau dans des périodes de troubles.</p>
<p align="justify">J’avais confiance et n’aurais pas hésité à conseiller à un proche de consulter un psychiatre, de suivre un traitement ou même, en cas extrême de danger imminent, de le faire interner sans son consentement.</p>
<p align="justify">Mais avant, je ne savais pas. J’étais loin d’imaginer la sombre réalité.</p>
<p align="justify">C’est pourquoi, il est de mon devoir aujourd’hui de témoigner, de vous informer et de vous conseiller. Car personne n’est à l’abri d’un internement, le sien ou celui d’un proche. Je ne peux pas rester dans le silence, cela signifierait valider les pratiques psychiatriques et être complice, malgré moi, de leurs abus et mauvais traitements. Je m’y refuse formellement.</p>
<p align="justify">Si mon <a title="Y a-t-il plus d’internements sous contrainte dans la Haute-Loire qu’ailleurs ?" href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/01/09/y-a-t-il-plus-dinternements-sous-contrainte-dans-la-haute-loire-quailleurs/" target="_blank">internement</a> en HP a été un échec criant qui m’a laissé plus de séquelles qu’autre chose, je cherche cependant à tirer parti des expériences de la vie. Peut-être, tout du moins j’espère, que cette période extrêmement sombre servira à certains à remettre en cause ce système et permettra de relancer le débat sur la façon dont la « folie » est traitée par notre société. Et là, je pourrai enfin me dire, que finalement, mon internement aura eu du bon.</p>
<p align="justify">Enfin, je ne peux oublier mes amis patients, qui, privés de liberté depuis des mois, des années, traînent leurs désespoirs dans les couloirs lugubres de ces hôpitaux prisons, privés de vie et de liberté pour être ou avoir été déprimés ou en décalage avec la société. La plupart ont été terriblement blessés par la vie, ont une sensibilité magnifique, un courage incroyable, un talent artistique fou. Ils ont été brisés par ce système, après avoir été blessés par la vie. C’est aussi et surtout pour eux que je témoigne.</p>
<p align="justify">Loin de moi l’idée de juger toutes les personnes qui travaillent au sein de ces hôpitaux psychiatriques. Car j’ai côtoyé des infirmiers, aides-soignants et même un (seul) psychiatre avec des qualités humaines remarquables et qui parviennent à faire un excellent travail malgré la dureté de leur quotidien. Je pense souvent à eux avec une infinie tendresse. Ces quelques personnes m’ont sauvée du désespoir en me prouvant avec leur intelligence, leurs sourires et leur gentillesse, que l’on pouvait rester humain, respectueux et bon, en contre-courant d’un système qui utilise et prône la violence, la menace et la dévalorisation.</p>
<p align="justify">Ces derniers sont malheureusement minoritaires, et les autres, le gros de la masse, s’accrochent, comme beaucoup de personnes bêtes et méchantes, à leurs maigres pouvoirs et en jouissent impunément. Ils prennent un malin plaisir, clairement perceptible, à nous voir dévier du règlement pour mieux nous punir. Pour eux, le cas par cas n’existe pas. Seules règnent les règles, l’autorité et la discipline. Ces gens-là sont ce que j’appellerais des tortionnaires ou au mieux des idiots sans cœur… Ils ne nous écoutent pas, nous maltraitent et nous infantilisent. Ils font beaucoup de mal.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Une histoire de responsabilité juridique… où le patient reste le grand oublié</h3>
<p align="justify">L’année 2011 ne m’avait pas épargnée… Suite au suicide aussi inattendu que tragique d’un ami qui m’était très proche, j’ai été plongée dans une période assez sombre. Mes parents, avec qui j’entretenais depuis des années des relations distantes, ne savaient pas comment me venir en aide. J’ai fait une bêtise, une erreur que je regrette terriblement, je leur ai envoyé des messages par texto de menace suicidaire, pour les faire réagir. Il s’agissait pour moi d’une simple provocation, pour leur signaler que j’avais besoin de leur aide et de leur présence. Comportement puéril et irréfléchi, qu’ils ont pris à la lettre au lieu de le comprendre comme un chantage affectif, ou une façon de dire « <em>j’ai besoin de vous</em> » dans une famille ou la communication est défectueuse…</p>
<p align="justify">Ils ont donc appelé SOS psychiatrie. J’étais alors avec mon petit ami, nous avions passé un agréable déjeuner en terrasse et prévoyions de regarder un DVD chez moi pour terminer la journée. J’étais bien ce jour-là. De retour à mon domicile, mes parents, un psychiatre et 4 pompiers m’attendaient. Face à l’intrusion de tout ce beau monde dans mon petit 25 m2, j’ai fait une seconde erreur. Je me suis énervée. Ni une ni deux, au bout de 3mn d’entretien avec le pseudo psychiatre, me voilà emmenée de force à l’hôpital Saint-Antoine.</p>
<p align="justify">Je réalise alors que la situation est dangereuse et que je risque un internement. Je rencontre la psychiatre de garde à qui je me confie, calmement. Je lui explique le contexte, la rassure et lui rappelle que jamais je n’ai fait de tentative de suicide, qu’il ne s’agissait que de menaces et que je ne refusais pas l’aide dont j’avais besoin. Au contraire : j’avais rendez-vous avec ma psychologue le lendemain, une neurologue le surlendemain. Je souhaitais seulement rentrer chez moi, en m’excusant pour les menaces envoyées à mes parents. Il ne s’agissait que d’un malentendu. Jamais je n’avais mis ma vie en danger. Elle me croit. Mais la machine est lancée. Elle me propose de convaincre ma mère de ne pas signer la HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers). Or, cette dernière, d’un naturel extrêmement angoissé, maintient sa demande. La psychiatre revient vers moi en s’excusant : « <em>je suis désolée mais je vais devoir vous hospitaliser à Charenton, hôpital Esquirol 2-3 jours. Votre mère ne souhaite pas revenir sur sa demande d&rsquo;internement, et moi je n’ai maintenant plus le choix, car si je ne le fais pas c’est ma responsabilité qui est en jeu</em> ».</p>
<p align="justify">Une fois arrivée à Esquirol, on me ressortira le même discours inaudible, de la part d’une infirmière cette fois, que je questionne sur la probable durée de mon hospitalisation : « <em>Vous avez un nouveau traitement, il faut attendre au moins une semaine voir 10 jours, pour savoir comment vous réagirez. On ne pourra pas vous laisser sortir avant. Vous êtes sous la responsabilité de l’hôpital Esquirol, si on vous laisse sortir et qu’il vous arrive quelque chose à l’extérieur, nous serions tenus pour responsables</em> ».</p>
<p align="justify">En somme, une histoire de responsabilité, dans laquelle chacun cherche à se protéger. Euh, mais le patient dans tout ça, cherche-t-on à le protéger quelque part ?</p>
<p align="justify">Je suis finalement restée 42 jours à l’hôpital, et non pas 3 comme initialement prévu. Et 42 jours, dans ce contexte, c’est très, très long.</p>
<p align="justify">Je n’ai eu cesse de répéter mon désaccord face à cette hospitalisation injustifiée :</p>
<p align="justify">« <em>Patiente calme, opposée à l’hospitalisation, mais coopérante. Discours clair et cohérent</em> »(20/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Accepte mal l’hospitalisation, pleure</em> » (21/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Dit ne pas se sentir bien dans l’hôpital et préférerait être suivie en ambulatoire</em> » (22/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Évoque les raisons qui l’ont conduite à l’hôpital, en veut à ses parents car aurait aimé que les choses se passent autrement</em> » (23/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Dit son incompréhension devant l’actuelle hospitalisation, se met à pleurer puis se calme</em> »(25/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Pleure à la fin de l’entretien, dit ne pas supporter ce système de répression</em> » (28/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Dit en vouloir à sa mère mais avoir besoin d’elle pour la levée de l’HDT</em> » (29/06/2011)</p>
<p align="justify">« <em>Elle dit ne pas être en sécurité dans le service</em> » (04/07/2011)</p>
<h3 style="text-align: justify;">Cellule d’isolement et autres techniques barbares dont j’ai été témoin et victime</h3>
<p align="justify">Mon arrivée à Esquirol reste un souvenir très violent. Peut-être afin de me conditionner aux méthodes en rigueur dans ce genre d’établissement, j’ai été attachée par des cordes aux pieds et aux mains dans l’ambulance qui m’amenait de Saint-Antoine à Saint-Maurice, Esquirol. 30 minutes de trajet. Une fois sur place et détachée, on me retire les quelques affaires que j’avais, soit mon sac à main, on me donne une bouteille d’eau, un pyjama 8 fois trop grand pour moi et on m’installe dans une chambre, ou quelqu’un dormait déjà dans le lit voisin.</p>
<p align="justify">Quelle angoisse au réveil ! Et personne pour me rassurer, ni même pour m’expliquer le fonctionnement du service. Me voilà plongée dans cet univers inconnu de délires, de violence et de souffrance. Je suis terrorisée, me sens extrêmement seule et en décalage total avec les autres patients, que je fuis dans un premier temps. Je cherche à m’enfuir par tous les moyens mais c’est impossible. J’ai peur. Une angoisse terrible que je ne souhaite à personne.</p>
<p align="justify">Un patient remarque ma détresse et vient vers moi, me parle, me propose de regarder les infos à la TV avec lui. Il m’offre des madeleines. Il avait remarqué que je n’avalais rien aux repas, il me conseille de manger car « avec tous les médocs qu’ils nous donnent, il faut vraiment avoir quelque chose dans l’estomac ». On sympathise, c’est mon pote, il est gentil et me rassure. J’ai au moins un allié.</p>
<p align="justify">Lui, ça fait des mois qu’il est hospitalisé. Il connaît bien. Rapidement, il me met en garde contre toute manifestation de rébellion que je pourrais manifester. « Si tu ne te plies pas à leurs règles, ils n’hésiteront pas à te mettre en chambre d’isolement et ça, c’est l’horreur, j’aimerais que tu en sois épargnée, car ça laisse des séquelles ». La Chambre d’Isolement, aussi appelée CSI (chambre de soins intensifs) constitue leur menace ultime, leur favori moyen de coercition. Tous les patients en parlent, certains clament avec fierté avoir survécu à 17 jours de CSI tout en traitant les médecins d’ « enfoirés », et tous la craignent comme la peste. Les hurlements et martèlements sur la porte de cette pièce lugubre nous rappellent constamment sa présence bien réelle.</p>
<p align="justify">Je n’ai malheureusement pas échappé à cette pratique honteuse, sortie d’un autre temps qu’on croirait aboli, et qui effectivement, laisse des séquelles. Le principe est simple : une pièce d’une dizaine de m2, avec un lit fixé au sol et un seau pour faire ses besoins. Une fenêtre avec stores fermés qu’on ne peut évidemment pas ouvrir. Interdiction d’y entrer avec quoique que soit. Pas de musique autorisée, de livre, de revue, rien ! On y rentre nue, on nous enfile un pyjama et c’est parti pour l’enfer de l’isolement. La non-communication poussée à l’extrême. Les repas se font désormais à l’intérieur de cette cage, et si, et seulement si, on n’a pas trop tapé à la porte, on nous autorisera, en fonction de l’humeur du personnel de garde, à fumer une cigarette, toutes les 7 heures environ.</p>
<p align="justify">On ne sait pas combien de temps le calvaire se poursuivra. Pour ma part il aura duré 48 heures. Les pires de ma vie et de loin… Je suis arrivée à un tel niveau de détresse dans ce cachot, que là, pour la première fois de ma vie, oui je souhaitais mettre fin à mes jours sans plus attendre. Mais mon bas de pyjama attaché à mon lit ne constituait apparemment pas une technique de pendaison optimale. J’ai tenté de simuler une crise d’asthme pour sortir, en vain… J’ai dû me résigner à prendre mon mal en patience, en attendant que l’on me libère. Quand ils m’ont ouvert la porte, j’étais allongée sur le lit, la tête enfouie dans ma taie d’oreiller, espérant abréger ainsi mon calvaire. « <em>Se met une taie d’oreiller sur la tête, patiente dans la provocation</em> » (01/07/2011). Ouais, on peut le voir comme ça ouais…</p>
<p align="justify">Comment peut-on croire, à notre époque, que d’enfermer une personne en détresse et de la laisser seule face à sa tristesse et ses angoisses, pour une durée indéterminée, pourra améliorer son bien-être et faire partie intégrante du processus thérapeutique ? Je ne comprends pas… et suis choquée et révoltée par tant de maltraitance psychologique…</p>
<h3 style="text-align: justify;">Camisole chimique ou surmédicamentation pour le confort du personnel en psychiatrie.</h3>
<p align="justify">Quand ils ne nous enferment pas, ils nous shootent. Le terme semble exagéré ? Certainement pas.</p>
<p align="justify">Les traitements sont administrés matin, midi et soir autour des repas. Tous en file indienne pour prendre son traitement. Dès le deuxième jour d’hospitalisation, je ne contrôlais plus ma mâchoire, bavais et avais du mal à m’exprimer. « <em>Ne vous inquiétez pas ce sont les effets secondaires… On va vous donner un autre médicament pour les calme</em>r ». Pas la peine de contester, de refuser ou de recracher un traitement. Ils vous l’administreront coûte que coûte par injection si besoin, après avoir appelé « l’équipe de renfort » qui se fera une joie de vous attacher, de vous déshabiller et de vous piquer les fesses.</p>
<p align="justify">Avant d’arriver à l’hôpital, j’avais depuis quelques temps du mal à m’endormir et prenais ¼ de somnifère, Stilnox avant d’aller au lit. Compte tenu de mon poids et de ma non-accoutumance à ce genre de substance, ce ¼ m’était largement suffisant pour dormir comme un bébé toute la nuit. Je l’avais bien entendu spécifié aux médecins. Mais non, à Esquirol, c’était un Stilnox entier, car « ¼, ça ne sert à rien » selon eux… Allez comprendre pourquoi.</p>
<p align="justify">Au bout de 10 jours, je ne voyais plus rien. Je ne pouvais plus lire et avais la vision totalement troublée. « <em>Ne vous inquiétez pas, ce sont les effets secondaires des médicaments, votre vision reviendra…</em> ». En attendant, c’est légèrement handicapant et surtout très inquiétant de se retrouver à moitié aveugle du jour au lendemain.</p>
<p align="justify">Jamais je ne me suis sentie aussi shootée… Dans un espèce de brouillard constant, très souvent fatiguée, dans le gaz total. Incapable d’organiser mes idées, d’écrire (à un juge des libertés, procureur de la république ou autre, pour contester le bien-fondé de mon internement par exemple) et de me sentir maître de ma personne. Ils m’auraient fait signer n’importe quel document, et ne se sont d&rsquo;ailleurs pas privés pour le faire, afin, encore et toujours, de protéger leur responsabilité.</p>
<p align="justify">Quand on est mal et que le personnel s’en rend compte, on nous fait rencontrer un psychiatre. Sorti de nul part, encore un nouveau qu’on n’a jamais vu… On lui raconte une énième fois les raisons qui nous ont malheureusement amené là. Cinq minutes d’entretien et un nouveau médicament plus tard, on peut regagner notre chambre. Voilà, ce sont les techniques psys dans les hôpitaux. Médicaments à outrance, qui soulagent incroyablement le personnel qui aime nous savoir endormis et neutralisés. Certains patients ne se réveillent, et ce très difficilement, que pour les repas. Comme ça le personnel est tranquille, tout le monde est content ! Sauf le patient, bien sûr, qui n’a plus de vie du tout, mais ça tout le monde s’en fiche…</p>
<p align="justify">Enfin, avant d’arriver à l’hôpital je suivais depuis plusieurs semaines un traitement, Seroplex 10mg, tous les matins. Après que les psychiatres aient testé sur moi un nombre assez impressionnant de médicaments qui prolongeaient chaque fois plus la durée de mon hospitalisation, je suis sortie avec pour traitement du Seroplex 10mg, tous les matins. Cinq semaines d’enfermement pour réaliser que mon traitement était finalement adapté, je trouve ça long ! Vous en conviendrez !</p>
<h3 style="text-align: justify;">Ennui ou école de la patience comme activité exclusive en psychiatrie.</h3>
<p align="justify">Dans ces hôpitaux les journées sont longues. Très longues.</p>
<p align="justify">De 8h00 à minuit, on ne fait rien. Les journées sont rythmées par la prise des traitements et des repas. On erre entre le couloir d&rsquo;où partent bureaux, CSI, chambres et salles de bains et la &laquo;&nbsp;Galerie&nbsp;&raquo;, un long balcon grillagé donnant sur un jardin.</p>
<p align="justify">Durant mes 42 jours d&rsquo;enfermement, j&rsquo;aurais eu tout de même le droit de participer à 3 activités : 2 heures de ping-pong et deux séances d&rsquo;ergothérapie. Ces séances ont d&rsquo;ailleurs été pour moi un merveilleux moment de relaxation et de détente. J&rsquo;ai rencontré une ergothérapeute charmante, qui m&rsquo;a fait découvrir le travail de la mosaïque. Me retrouver dans cette immense pièce baignée de lumière, magnifique, qui sentait bon le bois, la colle et la peinture et qui donnait sur la verdure me fascinait. Comment était-t-il possible de retrouver si soudainement un tel bien-être, à discuter, partager, créer et chantonner dans un univers subitement si sain et charmant ? Juste là, derrière une porte, au beau milieu de mon hôpital prison ! Dommage&#8230; On ne m&rsquo;informa de l&rsquo;existence de ces séances d’ergothérapie qu&rsquo;au bout de 4 semaines de détention. Je n&rsquo;ai donc fait que deux séances, de 45 minutes chacune.</p>
<p align="justify">Le reste du temps nous fumons sur la terrasse. On s&rsquo;isole de temps en temps pour pleurer, dormir, écrire ou se protéger de certains patients violents ou irritants. Parfois aussi, on écoute de la musique, on danse, on essaye de rigoler. Du moins c&rsquo;est ce que j&rsquo;essayais de faire, ou ce que mon instinct me dictait de faire pour survivre. Cela ne m&rsquo;aura certainement pas aidé à sortir de l&rsquo;hôpital que d&rsquo;avoir ce type de comportement: &nbsp;&raquo; <em>Chante à tue-tête sur la galerie </em>&laquo;&nbsp; (26/06/2011),&nbsp;&raquo;<em>Danse dans l&rsquo;unité, très familière avec tout le monde</em>&laquo;&nbsp; (27/06/2011), &nbsp;&raquo;<em>recadrée car écoute sa radio dans le couloir en dansant</em>&laquo;&nbsp; (02/07/2011). Cependant je ne regrette pas cette attitude qui m’a permis de tenir le coup et de conserver quelques souvenirs de rigolades et de complicités, qui me font rire encore aujourd&rsquo;hui.</p>
<p align="justify">Je n&rsquo;étais pas la patiente idéale, loin de là. Car en plus de chanter, danser et rigoler, je recherchais trop le contact, les échanges, la tendresse, le réconfort, la consolation, le rire, le partage&#8230; Et une patiente idéale, elle reste isolée. Elle ne communique pas. Elle peut lire seule dans sa chambre (si le traitement lui permet). Le mieux est qu&rsquo;elle se fasse oublier et remercie les psychiatres.</p>
<p align="justify">Ils ont pourtant bien essayé de me &laquo;&nbsp;<b>recadrer </b>*&nbsp;&raquo;, et ce, à maintes reprises : &nbsp;&raquo;<em>Recadrée par rapport à la présence d&rsquo;autres patients dans sa chambr</em>e&nbsp;&raquo; (25/06/201), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée par rapport à son comportement avec les autres patients et par rapport au règlement</em>&laquo;&nbsp; (26/06/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée quant à son comportement dans l&rsquo;unité</em>&laquo;&nbsp; (27/06/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée suite à la visite de sa mère</em>&laquo;&nbsp;(04/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée quant à son comportement de cette nuit (changement de tenue vestimentaire)</em>&laquo;&nbsp; (07/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée, au self</em>&laquo;&nbsp; (09/072011), &nbsp;&raquo;Recadrée quant à son comportement familier avec les patients&nbsp;&raquo; (10/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée à plusieurs reprises compte tenu de sa familiarité vis-à-vis des autres patients</em>&laquo;&nbsp; (11/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée car est allée au marché sans autorisation</em>” (12/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>A laissé un patient rentrer dans sa chambre pour discuter car dit se sentir seule. A été recadrée</em>.&nbsp;&raquo; (16/07/2011), &nbsp;&raquo;<em>Recadrée sur le respect du règlement de vie en collectivité, qu&rsquo;elle ne comprend toujours pas. Ce matin mécontente car s&rsquo;est fait voler son argent</em>&laquo;&nbsp; (22/07/2011).</p>
<p align="justify">* <b>Recadrer </b>: Rappel de façon autoritaire du règlement de l&rsquo;établissement avec usage de menaces : interdictions de sorties ; mise en chambre d&rsquo;isolement ; augmentation du traitement, etc.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><b>Hygiène déplorable et nourriture infecte, des détails importants pour ceux qui y passent leur vie en psychiatrie.</b></h3>
<p align="justify">Je ne m’attarderai pas très longtemps sur les conditions d’hygiène, les photos étant parfois plus évocatrices que les mots. J’ai pris cette photo depuis mon téléphone portable, un jour ou j’avais réussi à le garder avec moi malgré l’interdiction formelle du service. On comprendra aisément pourquoi…</p>
<p align="center"><img title="Voici les toilettes/salle de bain, mixtes. La douche est à côté des toilettes, au-dessus du trou d’évacuation de l’eau… La tache au centre, c’est de l’urine. La photo a été prise en fin d’après-midi, la flaque était déjà là au petit matin. Le papier toilette était pour sa part à moitié trempé, comme toujours…" alt="Psychiatrie : Voici les toilettes/salle de bain, mixtes. La douche est à côté des toilettes, au-dessus du trou d’évacuation de l’eau… La tache au centre, c’est de l’urine. La photo a été prise en fin d’après-midi, la flaque était déjà là au petit matin. Le papier toilette était pour sa part à moitié trempé, comme toujours…" src="http://www.ccdh.fr/photo/art/default/4734377-7073343.jpg?v=1347998447" /></p>
<p>Voici les toilettes/salle de bain, mixtes. La douche est à côté des toilettes, au-dessus du trou d’évacuation de l’eau… La tache au centre, c’est de l’urine. La photo a été prise en fin d’après-midi, la flaque était déjà là au petit matin. Le papier toilette était pour sa part à moitié trempé, comme toujours…</p>
<p align="justify">Quant à la nourriture elle était tout simplement infecte. Aucune saveur, fade à en pleurer… Lors de mon hospitalisation, j’ai perdu 6 kg alors que j’étais déjà en sous-poids avant mon internement. Je ne m’attendais pas à de la nourriture gastronomique, mais tout de même, il y a des limites et là elles étaient largement atteintes, les limites. Tous les patients s’en plaignaient quotidiennement, ce à quoi on nous répondait, quotidiennement : « <em>on y est pour rien, mais si vous le souhaitez, vous pouvez le signaler par courrier au directeur de l&rsquo;Hôpital.</em> » Facile, quand on a perdu la vision et qu’on a plus la force de tenir un stylo…</p>
<h3 style="text-align: justify;"><b>Violence, insultes, cris, hurlements, insécurité, vols et misère sociale. Tout est réuni pour vous remonter le moral… en psychiatrie.</b></h3>
<p align="justify">Si vous devez être interné, vous ne choisirez pas dans quel hôpital psychiatrique. Cela dépend de votre lieu de résidence. A Esquirol, nous résidions tous dans les 11eme et 12eme arrondissements de Paris. Et c&rsquo;est sans doute le seul point qui nous rapprochait. Les pathologies, elles, étaient toutes représentées : le schizophrène violent à ses heures, l&rsquo;ancien toxicomane, le cleptomane, la jeune maman en dépression post-partum, la grand-mère qui délire, le post-ado surexcité, le polytechnicien en mal de vivre&#8230; Quatre jeunes de mon service avaient fait de longues périodes de prison avant de se retrouver en HP : deux accusés de meurtre, un de vol avec violence et l&rsquo;autre de viol sur mineur. Sympa, rassurant en tout cas&#8230; Nous apprenons donc à vivre ensemble, dans cet espace restreint, où les chambres ne ferment pas à clefs de l&rsquo;extérieur et où les salles de bain sont mixtes.</p>
<p align="justify">Si vous êtes avec des personnes violentes, vous risquez de vous faire agresser (ce fut mon cas) ; si vous êtes avec un cleptomane, vous vous ferez voler vos affaires (ce fut également mon cas : argent, cigarettes, vêtements et livres m&rsquo;ont été dérobés) ; si vous êtes avec un violeur, vous risquez de vous faire violer; Bref vous aurez compris.</p>
<p align="justify">Les hurlements et pleurs résonnent sans cesse dans le service. C&rsquo;est épuisant psychologiquement d&rsquo;entendre ces cris de détresse nuit et jour. La misère sociale est également bien réelle. Un grand nombre de patients ont tout perdu : logement, travail, santé, famille, vie sociale. Ils sont complètement isolés et ne reçoivent jamais de visite. Je me revois offrir des cigarettes aux grand-mères qui ramassaient des mégots écrasés sur le sol pour les rallumer&#8230; Que de sourires et de remerciements pour une cigarette !</p>
<p align="justify">Vu que nous venons tous du même quartier, nous sommes amenés à nous revoir une fois sortis de l&rsquo;hôpital. Je croise ainsi souvent d&rsquo;anciens “codétenus” en allant faire mes courses. Ils font la manche devant le supermarché, une bière à la main, et retourneront surement à l&rsquo;hôpital bientôt, de leur plein gré, pour bénéficier des repas et de l&rsquo;abri au chaud. Ces institutions traitent ainsi toutes les pathologies, même la misère sociale&#8230; Les fous, ce sont les pauvres, les délaissés, les plus faibles.</p>
<h3>Hôpital psychiatrique ou prison? A choisir, je prends la prison !</h3>
<p align="justify">L’univers carcéral m’est, et j’espère me restera, inconnu. Cependant, sur les 20 patients de mon service, 4 avaient fait de de la prison plusieurs mois. Et les 4, m’ont répondu après les avoir interrogés, qu’ils avaient préféré la prison à l’HP ! Incroyable mais vrai, demandez-leurs, vous verrez…</p>
<p align="justify">Pourquoi ? La première raison qu’ils évoquent est qu’en prison, ils n’étaient pas shootés aux médicaments. Ensuite, les activités proposées en prison étaient beaucoup plus nombreuses qu’en HP (pas dur vous me direz)… Puis venait la nourriture, qui apparemment était meilleure dans leurs prisons respectives qu’à Esquirol. Et enfin, en prison ils savaient pour combien de temps ils seraient enfermés, contrairement à l’hôpital psychiatrique, qui fonctionne en durées indéterminées…</p>
<p align="justify">Alors, j’imagine bien que cela doit dépendre des prisons et des HP. Cependant cette découverte m’a stupéfaite et ramenée à ma première interrogation à savoir, pourquoi ai-je eu à subir cela ?</p>
<p align="justify">Je n’ai encore jamais mis ma vie ni celle de quiconque en danger, je n’ai jamais montré de comportement violent ou dangereux justifiant une hospitalisation. Pourquoi ai-je été privée de liberté des semaines, dans des conditions terribles, largement comparables à celles du système carcéral ? J&rsquo;attends toujours des réponses&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify;">On sait quand on y rentre, mais pas quand on en sort… Des conseils avisés pour en sortir au plus vite de psychiatrie !</h3>
<p align="justify">Dès mon arrivée à Esquirol, je n&rsquo;ai cessé de clamer mon désir de sortir au plus vite. Mauvaise technique. Pour les psychiatres, si vous ne vous sentez pas bien à l&rsquo;hôpital, que vous contestez votre traitement et ne vous pliez pas aux règles de l&rsquo;établissement, cela signifie que vous êtes encore malade et qu&rsquo;ils ne peuvent donc pas vous laisser sortir.</p>
<p align="justify">Au bout d&rsquo;un certain temps, une patiente m&rsquo;a gentiment conseillé de changer de stratégie. &laquo;&nbsp;<em>Il ne faut surtout pas te plaindre. Tu dis que ton traitement te fait du bien, que tu te sens mieux. Tu les remercies de t&rsquo;avoir aidé, tu dis que tu n&rsquo;es pas encore prête à sortir. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils veulent entendre et c&rsquo;est ce qui te fera sortir</em>&laquo;&nbsp;. Dans un premier temps j&rsquo;étais un peu dubitative, mais finalement elle avait raison. Voilà ce qu&rsquo;ils écriront dès le premier jour de mon changement de stratégie : &laquo;&nbsp;<em>Revient sur son passage en CSI, reconnait en avoir eu besoin sur le moment</em> (mais comment ont-ils pu me croire sur ce point ?). <em>Semble entendre et comprendre désormais le fonctionnement de l&rsquo;Institutio</em>n&nbsp;&raquo;. Oui j&rsquo;avais enfin compris. Pour sortir, il fallait mentir. C&rsquo;était pourtant simple&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le mieux, pour vous ou vos proches, c’est quand même de l’éviter, la psychiatrie !</h3>
<p align="justify">Vous l&rsquo;aurez compris, je déconseillerais vivement aux personnes en dépression de se tourner vers les hôpitaux psychiatriques publics. Si vous êtes inquiet pour un de vos proches, ne vous déléguez pas de votre responsabilité en vous rapprochant des soi-disant &laquo;&nbsp;professionnels&nbsp;&raquo;. Faites-vous confiance. Vous êtes sans doute bien plus en mesure de l&rsquo;aider que les psychiatres. Entourez cette personne, faites-lui ses courses, préparez-lui des repas, proposez-lui de sortir, faites-la rire, emmenez-la en voyage ou dans un cours de dessin, de chant ou de danse. N&rsquo;importe, mais ne la laissez pas seule. Parlez avec elle. Proposez-lui de suivre une psychothérapie si besoin. Mais surtout ne la faites pas enfermer. Cette expérience ne fera qu&rsquo;empirer son mal-être.</p>
<h3><b>Petit rappel au corps médical : ” Primum non nocere ”. Merci de ne pas l’oublier, c’est basique mais reste vital.</b></h3>
<p align="justify">Car pour ma part, si je suis arrivée mal en point à l&rsquo;hôpital, j’en suis ressortie anéantie. J’ai mis plus de deux mois à m’en remettre et reste très affectée par cette expérience qui vient régulièrement hanter mes nuits.</p>
<p align="justify">Ces cinq semaines d&rsquo;hospitalisation m&rsquo;ont fait perdre : mon emploi (cadre en CDI), mon appartement, mon petit-ami, 6kg, ma dignité et l&rsquo;entente avec ma famille. Je ne parlerai même pas de la stigmatisation que l&rsquo;on doit affronter en sortant.</p>
<p align="justify">Aujourd’hui, je n’ai plus aucune confiance en ce système psychiatrique, que je considère désormais comme une discipline barbare, rétrograde et en tout point opposée à ma conception du respect des Droits de l’Homme. Derrière le sacro-saint titre de “Médecins” qu’ils ont, les psychiatres inventent chaque année de nouvelles pseudo-maladies, pour le plus grand bonheur des laboratoires pharmaceutiques qui s’en mettent plein les poches et se réjouissent de voir se démultiplier le nombre de “malades psychiatriques”. Ils pourront vendre par milliers des <a title="le marché des maladies mentales" href="http://www.ccdh.fr/Le-marche-des-maladies-mentales_a311.html" target="_blank">psychotropes</a>, antidépresseurs, régulateurs d’humeur et autres, dont les patients deviendront vite accrocs, permettant ainsi de faire fructifier leur petit business scandaleux. En toute impunité bien sûr…</p>
<p align="justify">Voilà la sombre réalité. Ne retrouve-t-on pas ici finalement le triste reflet de notre société individualiste, dirigée par l’argent et qui refuse, craint et cherche à anéantir la différence quelle qu’elle soit ?</p>
<p align="justify">Nous ferions peut-être mieux d’intégrer nos “fous” au lieu de les enfermer. Un peu d’amour, d’écoute, d’ouverture d’esprit et de respect permettent souvent de découvrir derrière leurs étiquettes de fous, des personnalités particulièrement attachantes et intéressantes et nous avons tous à apprendre d’eux… Ces personnes, peut-être différentes (mais on l’est tous…), m’ont pour ma part bluffé par leur intelligence, sensibilité et clairvoyance et rien ne justifie pour moi la privation de liberté et de droits fondamentaux dont ils sont victimes. Que certains aient besoin d’un encadrement, il n’y a nul doute. Mais de ces hôpitaux prisons, certainement pas.</p>
<p align="justify">Encore une fois je ne juge pas des personnes mais l’institution dans sa globalité. Je m’en voudrais de causer du tort aux quelques infirmiers, aides-soignants et médecins qui s’épuisent pour redonner un peu d’humanité à ces prisons morbides. Certains font un travail remarquable malgré l’inadéquation des pratiques aux besoins des patients. Ils subissent également de plein fouet les conséquences de ce système défaillant.</p>
<p align="justify">Cependant, je n’ai pas de solution. Je le précise car une infirmière m’a répondu un jour, alors que je me plaignais de la présence prolongée d’un patient en CSI : “<em>Vous avez mieux à proposer ? Non ? Et bah voilà</em> ”. Je n’ai donc certes, rien de mieux à proposer. Je n’en ai nullement la prétention, ce n’est pas mon métier. En revanche, mon devoir en tant que témoin et victime, c’est d&rsquo;informer ceux qui ne le savent pas encore que les méthodes des hôpitaux psychiatriques ne sont pas adéquates, qu&rsquo;elles génèrent bien plus de séquelles et de souffrances que de guérisons et que tout ce système devrait être urgemment repensé. De façon complètement paradoxale, il faut être sacrément solide dans sa tête pour supporter ce type d’internement sans devenir fou, pour parvenir à s&rsquo;en remettre sans trop de cicatrices et pour ne pas sombrer dans le classique schéma infernal des hospitalisations répétées.</p>
<p align="justify">Merci d’avoir lu mon témoignage en espérant de tout cœur que les pratiques psychiatriques, et tout particulièrement en HP, évolueront… et vite ! Car en attendant les patients de ces Hôpitaux Prisons en bavent et n’ont bien souvent pas la possibilité de faire valoir leurs droits.</p>
</blockquote>
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		<title>Fusillade de Newtown : le tireur était sous traitement psychiatrique</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jan 2013 10:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Manifestation de la Commission des Citoyens pour les Droits de l&#8217;Homme le samedi 22 décembre 2012 à Paris pour dénoncer les traitements psychiatriques à l&#8217;origine des fusillades dans les écoles. Le 14 décembre 2012 un jeune homme a ouvert le feu dans l&#8217;école élémentaire Sandy Hook à Newtown aux Etats-Unis. Au total 20 enfants et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Manifestation de la Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme le samedi 22 décembre 2012 à Paris pour dénoncer les traitements psychiatriques à l&rsquo;origine des fusillades dans les écoles.</h2>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;" align="LEFT"><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2013/01/massacres-à-l-école.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1010" alt="le meurtrier de Newtown était suivi par un psychiatre et recevait un traitement." src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2013/01/massacres-à-l-école.jpg" width="512" height="288" /></a></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT"><strong>Le 14 décembre 2012</strong> un jeune homme a ouvert le feu dans l&rsquo;école élémentaire Sandy Hook à Newtown aux Etats-Unis. Au total 20 enfants et 6 adultes ont été tués. Le tireur s&rsquo;est ensuite suicidé.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Les Etats-Unis connaissent un lourd passé de fusillades dans les écoles, toutes aussi meurtrières les unes que les autres. Mais en regardant de plus près, on se rend compte que les auteurs de ces tueries avaient presque tous un passé psychiatrique.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT"><strong>Le 20 avril 1999</strong>, deux étudiants ouvrent le feu dans le lycée Columbine dans le Colorado. Ils tuent 13 personnes avant de se suicider. Les deux adolescents avaient pris un traitement psychiatrique.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT"><strong>Le 16 avril 2007</strong> en Virginie, un étudiant tue 32 personnes et se suicide dans un campus universitaire. Il avait fait un séjour en hôpital psychiatrique où il avait reçu des traitements.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;histoire se répète. En effet, le meurtrier de Newtown était suivi par un psychiatre et recevait un traitement.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Nous savons aujourd&rsquo;hui que la majeure partie des traitements administrés en psychiatrie peuvent entraîner des effets inquiétants comme la violence, l&rsquo;agressivité, l&rsquo;hostilité, et même des hallucinations, des psychoses et le suicide.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">La psychiatrie a une part de responsabilité dans ces massacres. Les traitements psychiatriques favorisent les passages à l&rsquo;acte et les patients deviennent ainsi des meurtriers.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">La France étant l&rsquo;un des pays consommant le plus de drogues psychiatriques au monde, les conséquences dans notre société pourraient être désastreuses.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;">Cela fait près de 40 ans que <a title="Près de 2000 personnes à l’exposition « Psychiatrie la vérité sur ses abus »" href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/2012/09/25/exposition-psychiatrie-la-verite-sur-ses-abus/" target="_blank">la Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme dénonce les abus psychiatriques en France</a>. L&rsquo;association sensibilise les Français sur les dangers des traitements psychiatriques et reçoit de nombreux témoignages de victimes.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;">Pour plus d&rsquo;informations, visitez le site internet de la CCDH <a title="ccdh" href="http://www.ccdh.fr/" target="_blank">www.ccdh.fr</a>, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à <a title="ccdh" href="mailto:ccdh@wanadoo.fr" target="_blank">ccdh@wanadoo.fr</a>.</p>
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		<title>Y a-t-il plus d&#8217;internements sous contrainte dans la Haute-Loire qu&#8217;ailleurs ?</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/01/09/y-a-t-il-plus-dinternements-sous-contrainte-dans-la-haute-loire-quailleurs/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 09:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui ! Avec 163 hospitalisations sans consentement (HDT + HO) pour 100 000 habitants en 2010, la Haute Loire se situe au dessus de la moyenne française (112 pour 100 000 habitants). Le rapport d&#8217;activité de la Commission Départementale des Hospitalisations Psychiatriques ne fournit aucune explication à ce sujet. Mais, de toute évidence,  on interne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Oui !</p>
<p style="text-align: justify;">Avec 163 hospitalisations sans consentement (HDT + HO) pour 100 000 habitants en 2010, la Haute Loire se situe au dessus de la moyenne française (112 pour 100 000 habitants).</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport d&rsquo;activité de la Commission Départementale des Hospitalisations Psychiatriques ne fournit aucune explication à ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, de toute évidence,  on interne plus facilement dans <span style="text-align: justify;">la Haute Loire que dans d&rsquo;autres départements.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/433.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-700" title="43" alt="" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/433.jpg" width="552" height="584" /></a><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/haute-loire1.jpg"><br />
</a><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/suite2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-701" title="suite2" alt="" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/suite2.jpg" width="554" height="576" /></a><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/2-eme-partie-vierge-pour-hautes.jpg"><br />
</a><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/suite3.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-702" title="suite3" alt="" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/suite3.jpg" width="554" height="567" /></a><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/partie-2-après-dep.jpg"><br />
</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Attention toute personne peut se retrouver internée en psychiatrie de façon arbitraire</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/01/07/toute-personne-peut-se-retrouver-internee-en-psychiatrie-de-facon-arbitraire/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 11:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Psychiatrie : 3000 internements arbitraires levés par la justice soit 3000 citoyens qui échappent à l&#8217;internement sous contrainte car celui-ci est jugé injustifié ! De la même manière que les criminels sont incarcérés après un délit, les psychiatres privent de liberté les personnes souffrant de troubles mentaux en les hospitalisant contre leur gré, avec la complaisance [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Psychiatrie : 3000 internements arbitraires levés par la justice soit 3000 citoyens qui échappent à l&rsquo;<a title="internements sous contrainte dans la Haute Loire" href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/01/09/y-a-t-il-plus-dinternements-sous-contrainte-dans-la-haute-loire-quailleurs/" target="_blank">internement sous contrainte</a> car celui-ci est jugé injustifié !</h2>
<p style="text-align: justify;">De la même manière que les criminels sont incarcérés après un délit, les psychiatres privent de liberté les personnes souffrant de troubles mentaux en les hospitalisant <b>contre leur gré</b>, avec la complaisance des autorités qui valident les internements.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait penser, <a title="traitements psychiatriques" href="http://www.ccdh.fr/Brochures-d-information-disponibles-aupres-de-la-CCDH_a34.html" target="_blank">les traitements en psychiatrie</a> ont très peu évolué au cours des dernières décennies :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les électrochocs, dits sismothérapie ou électroconvulsothérapie étaient déjà pratiqués sous anesthésie générale en 1950;</li>
<li style="text-align: justify;">la contention physique et forcée jour et nuit qui a pour objectif de soumettre le patient à l&rsquo;acceptation des soins psychiatriques;</li>
<li style="text-align: justify;">et la camisole chimique avec les neuroleptiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En 1950, Rhône Poulenc fait la promotion de la chlorpromazine ; ce produit associé à un anesthésiant provoque une tendance au sommeil, une indifférence à l&rsquo;environnement et un désintéressement du malade pour tout ce qui se passe autour de lui. L&rsquo;haldol existe depuis 1957 et est toujours prescrit aujourd&rsquo;hui notamment aux personnes âgées dans les maisons de retraite et les maintient en état neuro-végétatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas s&rsquo;étonner de tous les passages à l&rsquo;acte (suicide, criminalité augmentée sous influence de psychotropes, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Toute cette instrumentalisation autour de la psychiatrie a un coût pour la société. De même que la réticence des psychiatres à appliquer la loi entraîne des surcoûts induits par la mise en place de moyens de contrôle de l&rsquo;activité de la psychiatrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore on découvre que le psychiatre détourne la loi de manière à s&rsquo;exonérer de toutes contraintes et à échapper aux moyens de contrôle mis en place par la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le rapport de la Commission des affaires sociales enregistré à l&rsquo;Assemblée Nationale le 22 février 2012, évoque clairement des «<i> pratiques visant à éluder le contrôle systématique du juge des libertés et de la détention soit par l&rsquo;élaboration de programmes de soins ne visant parfois qu&rsquo;à mettre en place une hospitalisation partielle prévoyant une sortie d&rsquo;une heure par jour, soit en laissant simplement sortir les patients juste avant la saisine du juge, et de les réintégrer ensuite ».</i></p>
<p style="text-align: justify;">Ces patients sortent ainsi du cadre légal de la loi qui soumet au contrôle du juge toutes les mesures d&rsquo;hospitalisations complètes de plus de 15 jours. N&rsquo;étant pas entendus par le juge, il leur est alors difficile de se défendre en cas d&rsquo;internement abusif.</p>
<p style="text-align: justify;">La non présentation du patient devant le juge est un moyen de contourner la loi au prétexte de raisons médicales. On découvre que certains établissements présentent ainsi un taux de 100% de certificats médicaux de non présentation des patients à l&rsquo;audience. Le tribunal statue sur le bien fondé de leur internement en leur absence !</p>
<p style="text-align: justify;">A quoi veut se soustraire la psychiatrie ? Qu&rsquo;est ce qui se cache derrière les murs des hôpitaux psychiatriques ?</p>
<p style="text-align: justify;">La loi s&rsquo;impose à tout le monde quel que soit son statut et sa place dans la société; mais pourquoi tolère t&rsquo; on que les psychiatres sortent de la loi, et qu&rsquo;ils créent une zone de non-droit dans tous les secteurs de la psychiatrie hospitalière ?</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme, association luttant depuis plus de 40 ans en France pour faire des droits de l&rsquo;homme une réalité en psychiatrie, compte informer tous les citoyens sur les dangers de la loi du 5 juillet 2011 telle qu&rsquo;elle existe aujourd&rsquo;hui.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour toute information complémentaire, contactez la Commission des Citoyens pour les Droits de l&rsquo;Homme au 01-40-01-09-70 ou par email : <a title="ccdh" href="mailto:ccdh@wanadoo.fr" target="_blank">ccdh@wanadoo.fr </a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><iframe src="http://www.scientologietv.fr/embed/326/?" height="394" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les soins psychiatriques sous contrainte en Haute Loire</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2013/01/02/les-hospitalisations-en-haute-loire/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 20:35:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chiffres]]></category>
		<category><![CDATA[CDHP]]></category>
		<category><![CDATA[certificat]]></category>
		<category><![CDATA[commissaire]]></category>
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		<category><![CDATA[hospitalisation sous contrainte]]></category>
		<category><![CDATA[hospitalisaton d'office]]></category>
		<category><![CDATA[HSC]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
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		<category><![CDATA[médical]]></category>
		<category><![CDATA[ordre public]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[préfet]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[urgence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ccdh-haute-loire.fr/?p=60</guid>
		<description><![CDATA[<br/>
<em><strong>Définition des termes</strong> : </em>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>HDT </em></strong><em>: hospitalisations à la demande d'un tiers, c'est à dire quand un proche de la personne demande son hospitalisation sous contrainte parce que la personne ne peut consentir à des soins alors que son état est censé le justifier.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>HO </em></strong><em>: hospitalisation d'office, réalisée à la demande du Préfet, du maire ou, dans les grandes villes, du commissaire de police. Il s'agit de personnes ayant troublé l'ordre public et nécessitant des soins.</em></p>

<strong><em>HSC </em></strong><em>: hospitalisations sous contrainte, c'est le total des HDT et des HO.</em>
<br/>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les chiffres pour la Haute Loire sont issus des rapports annuels de la Commission départementale des soins psychiatriques (CDSP). Il s’agit donc des chiffres officiels.</strong></p>
<br/>
<p style="text-align: justify;">En 2010, il y a eu 366 hospitalisations sous contrainte dans la Haute Loire, soit une hausse de 5% par rapport à 2009.</p>
<br/>
<a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/?p=60">Lire l'article complet ... </a>
<br/>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong>Les soins psychiatriques sous contrainte ont longtemps été régis en France par la loi du 27 juin 1990.</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux types de procédures d&rsquo;admission en hospitalisation sous contrainte existaient alors : l&rsquo;hospitalisation d&rsquo;office (HO) et l&rsquo;hospitalisation à la demande d&rsquo;un tiers (HDT).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>HO </strong>: hospitalisation effectuée à la demande du Préfet, du maire ou, dans les grandes villes, du commissaire de police. Cette procédure concernait des personnes ayant troublé l&rsquo;ordre public et supposées nécessiter des soins.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>HDT </strong>: la famille ou un proche de la personne demandait son hospitalisation sous contrainte parce que la personne ne pouvait consentir à des soins alors que son état était censé le justifier.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&rsquo;hospitalisation à la demande d&rsquo;un tiers pouvait être effectuée selon une procédure dite « d&rsquo;urgence », en cas de péril imminent pour la santé du malade. Il suffisait alors d&rsquo;un certificat médical au lieu de deux pour hospitaliser une personne contre son gré en psychiatrie et la contraindre à des soins.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;obligation de soins ne pouvait s&rsquo;exercer que dans le cadre d&rsquo;une hospitalisation complète. On ne parlait donc pas à l&rsquo;époque de « soins sous contrainte », mais d&rsquo; « hospitalisation sous contrainte » (HSC).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>HSC </strong>: hospitalisations sous contrainte, c&rsquo;était le total des HDT et des HO.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces hospitalisations psychiatriques sous contrainte, bien qu&rsquo;elles représentent une privation évidente de liberté, n&rsquo;étaient placées sous aucun contrôle judiciaire, sauf si le patient ou sa famille prenait l&rsquo;initiative de saisir le juge.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La réforme du 5 juillet 2011</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Saisi à ce sujet d&rsquo;une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a imposé, le 26 novembre 2010, la mise en place d’une procédure judiciaire de contrôle, systématique et régulière, des mesures d&rsquo;hospitalisation psychiatrique sans consentement d&rsquo;une durée supérieure à 15 jours.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La loi de 1990 a donc été réformée en ce sens en juillet 2011, ce qui constitue <strong>une réelle avancée en matière de protection des droits de l&rsquo;homme</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette réforme a malheureusement été l&rsquo;occasion pour les législateurs d&rsquo;introduire des mesures que nous jugeons plus contestables :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On parle désormais de <strong>soins sous contrainte</strong>. L&rsquo;hospitalisation sous contrainte n&rsquo;est plus qu&rsquo;une forme de soins sous contrainte parmi d&rsquo;autres. La contrainte de soins peut désormais s&rsquo;exercer à l&rsquo;extérieur des murs de l&rsquo;hôpital, au domicile de la personne, au CMP (centre médico psychologique) ou dans le cadre d&rsquo;une hospitalisation partielle par exemple. On parle alors de « <strong>programme de soins</strong> ». La loi reste trop imprécise sur ces programmes de soins contraints. De notre point de vue, ces programmes de soins sont la porte ouverte aux abus et à l&rsquo;arbitraire. D&rsquo;autant qu&rsquo;ils ne sont pas soumis au contrôle du juge, sauf si le patient ou sa famille prennent l&rsquo;initiative de le saisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle procédure d&rsquo;admission en soins psychiatriques sous contrainte a été mise en place : il s&rsquo;agit d&rsquo;une admission décidée par le directeur de l&rsquo;hôpital psychiatrique, sans qu&rsquo;aucune demande n&rsquo;ait été formulée par la famille &#8211; ou, pire encore, en dépit du désaccord de la famille &#8211; et sans qu&rsquo;aucun trouble n&rsquo;ait été créé à l&rsquo;ordre public. Cette procédure est appelée «<strong> soins en péril imminent </strong>» (SPI) car elle est supposée n&rsquo;être utilisée qu&rsquo;en cas de péril imminent pour la santé de la personne et lorsque qu&rsquo;il s&rsquo;avère impossible d&rsquo;obtenir une demande de la famille ou des proches. Un seul certificat médical suffit pour déclencher l&rsquo;entrée dans le dispositif de contrainte. Cette nouvelle procédure vient s&rsquo;ajouter à la procédure dite d&rsquo;urgence qui existait déjà, utilisable « en cas d&rsquo;urgence, lorsqu&rsquo;il existe un risque grave d&rsquo;atteinte à l&rsquo;intégrité du malade »et fondée elle aussi sur un seul avis médical ». L&rsquo;ancienne procédure d&rsquo;urgence était déjà souvent utilisée trop fréquemment pour une mesure prévue par la loi pour rester exceptionnelle. Nous craignons qu&rsquo;il en soit de même pour la nouvelle procédure de péril imminent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour comprendre dans les détails les différentes procédures d&rsquo;admission en soins sous contrainte, vos droits en tant que patients et vos voies de recours, voir la brochure CCDH  <a title="Guide pratique des soins sous contrainte en France" href="http://www.ccdh.fr/Les-soins-psychiatriques-sous-contrainte-en-France_a265.html" target="_blank">Les soins psychiatriques sous contrainte en France</a>.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La loi du 5 juillet 2011 s&rsquo;est traduite par une modification de la terminologie en vigueur.</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">On ne parle plus maintenant d&rsquo; « hospitalisation sous contrainte », mais de « soins sous contrainte ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les commissions départementales chargées d&rsquo;examiner la situation des personnes admises en soins psychiatriques ne s&rsquo;appellent plus désormais Commissions Départementales des Hospitalisations Psychiatriques (CDHP), mais <strong>Commissions Départementales des Soins Psychiatriques (CDSP).</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On ne parle plus d&rsquo; « hospitalisations d&rsquo;office » (HO), mais de « <strong>soins sur décision du représentant de l&rsquo;Etat</strong> » (<strong>SDRE</strong>)</p>
<p style="text-align: justify;">On ne parle plus d&rsquo; « hospitalisation à la demande d&rsquo;un tiers » (HDT), mais de « <strong>soins sur décision du directeur d&rsquo;établissement</strong> » (<strong>SDDE</strong>), ces soins pouvant être à la demande d&rsquo;un tiers (SDT), à la demande d&rsquo;un tiers en urgence (SDTU), ou sans tiers, en péril imminent (SPI).</p>
<p style="text-align: justify;">La terminologie ayant changé au milieu de l&rsquo;année 2011, nous continuons pour l&rsquo;instant d&rsquo;utiliser certaines anciennes appellations dans nos fiches de suivi départementales, afin d&rsquo;être en mesure d&rsquo;établir des comparaisons dans la durée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les chiffres pour la Haute Loire sont issus des rapports annuels de la Commission départementale des soins psychiatriques (CDSP). Il s’agit donc des chiffres officiels.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2010, il y a eu 366 hospitalisations sous contrainte (HSC) en Haute Loire, soit une hausse de 5% sur un an et une hausse de près de 50% sur 10 ans.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Hospitalisations sur demande d’un tiers (HDT) : 311 (+2% sur un an).</li>
<li>Hospitalisations d’office (HO) : 55 (+31% sur un an !).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La Haute Loire se distingue des autres départements par le fait qu’il n’y a pas (ou quasiment pas) d&rsquo;HDT en urgence (le rapport d&rsquo;activité de la CDHP étant en contradiction avec son annexe statistique sur ce point (0 d&rsquo;après le rapport d&rsquo;activité et 4 d&rsquo;après l&rsquo;annexe statistique)). Nous nous réjouissons de cette absence d&rsquo;HDT en urgence. C&rsquo;est une situation départementale hélas très peu fréquente en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel les HDT en urgence sont réalisées à partir d&rsquo;un seul certificat médical au lieu de deux et présentent moins de garantie de protection contre un éventuel internement abusif.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/43-chiffres3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-588" title="43 chiffres" alt="" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/43-chiffres3.jpg" width="599" height="237" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/43-graphe3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-589" title="43 graphe" alt="" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2009/07/43-graphe3.jpg" width="480" height="333" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les médicaments psychiatriques et vos enfants</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2012/12/26/les-medicaments-psychiatriques-et-vos-enfants/</link>
		<comments>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2012/12/26/les-medicaments-psychiatriques-et-vos-enfants/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Dec 2012 13:27:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enfants - psychiatrie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ccdh-paris.fr/?p=935</guid>
		<description><![CDATA[<br/><p style="text-align: justify;">Voici une brochure illustrée pour vous aider à choisir les meilleures options pour votre enfant à qui une étiquette de trouble mental a été collée. </p>
<p align="justify">Prenez des décisions positives et pleines de bon sens qui garantiront sa santé et son bonheur pour les nombreuses années à venir.</p>
<br/><a href="http://www.ccdh-haute-loire.fr/?p=935">Découvrez la brochure "les médicaments psychiatriques et le futur de vos enfants"</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;" align="LEFT">De nos jours les enfants sont de plus en plus soumis à des évaluations et des traitements psychiatriques.</h2>
<p style="text-align: justify;" align="LEFT">Ces derniers peuvent être brutaux et dangereux : chambre d&rsquo;isolement, camisole de force, électrochocs, injections de médicaments, etc.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">L&rsquo;antidépresseur Prozac par exemple peut entraîner de nombreux effets secondaires comme des hallucinations, de l&rsquo;anxiété, des délires, comas, maladies cardiaques, hémorragies, suicide, etc. Ce médicament est pourtant prescrit à des enfants dès l&rsquo;âge de 8 ans.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">La Ritaline, souvent prescrite pour l&rsquo;hyperactivité, peut entraîner des palpitations, des vertiges, convulsions, psychoses, état dépressif avec idées suicidaires, et beaucoup d&rsquo;autres effets, alors que cette drogue est prescrite à partir de 6 ans.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Aujourd&rsquo;hui en France plus de 63 000 adolescents et 21 000 enfants prennent des antidépresseurs. Plus de 10 000 enfants et jeunes sont internés chaque année. 6% des femmes enceintes consomment des médicaments psychiatriques. Ainsi, même des futurs enfants sont déjà drogués avant la naissance.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Les effets à long terme de la consommation de psychotropes chez les enfants ne sont pas encore connus. Pourtant les psychiatres n&rsquo;hésitent pas à leur prescrire ces drogues pour le moindre comportement déviant ou difficulté scolaire.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Les enfants représentent un marché très lucratif car ils assurent une clientèle de plusieurs dizaines d&rsquo;années à la psychiatrie.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="LEFT">Les traitements psychiatriques sont un risque évident pour les prochaines générations. Les parents doivent être correctement informés pour pouvoir protéger leurs enfants en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici une brochure illustrée pour vous aider à choisir les meilleures options pour votre enfant à qui une étiquette de trouble mental a été collée. Prenez des décisions positives et pleines de bon sens qui garantiront sa santé et son bonheur pour les nombreuses années à venir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ccdh.fr/forms/Petition-contre-le-depistage-psychiatrique-et-la-mise-sous-camisole-chimique-des-enfants_f5.html" rel="attachment wp-att-962"><img class="size-full wp-image-962 alignright" alt="signer" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/wp-content/uploads/2012/12/signer.jpg" width="150" height="163" /></a><a title="Pétition contre le dépistage psychiatrique et la mise sous camisole chimique des enfants" href="http://www.ccdh.fr/forms/Petition-contre-le-depistage-psychiatrique-et-la-mise-sous-camisole-chimique-des-enfants_f5.html" target="_blank"><strong>Signez notre pétition</strong></a></p>
<p style="text-align: center;">contre le dépistage psychiatrique<br />
et la mise sous camisole chimique<br />
des enfants</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour faciliter la lecture n&rsquo;hésitez pas à mettre en mode plein écran</strong></p>
<p><iframe title="enfant psychiatrie" src="http://www.ccdh-haute-loire.fr/enfant-psychiatrie/enfant-psychiatrie.html" height="433" width="576" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Moyennes nationales des hospitalisations psychiatriques pour les enfants</title>
		<link>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2012/11/18/moyennes-nationales-enfants/</link>
		<comments>http://www.ccdh-haute-loire.fr/2012/11/18/moyennes-nationales-enfants/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Nov 2012 17:20:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chiffres]]></category>

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		<description><![CDATA[La Direction de la Recherche, des Études, de l&#8217;Évaluation et des Statistiques (DREES) a publié en avril 2011 une cartographie régionale sur l&#8217;offre de soins en santé mentale en France. Ce document a été élaboré à partir des résultats d&#8217;une enquête effectuée auprès de tous les établissements psychiatriques français et portant sur l&#8217;année 2008. Les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Direction de la Recherche, des Études, de l&rsquo;Évaluation et des Statistiques (DREES) a publié en avril 2011 une cartographie régionale sur l&rsquo;offre de soins en santé mentale en France. Ce document a été élaboré à partir des résultats d&rsquo;une enquête effectuée auprès de tous les établissements psychiatriques français et portant sur l&rsquo;année 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Les données qui suivent sont tirées de ce rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Remarque : la DREES a interrogé <strong>595 établissements</strong>. <strong>483 établissements</strong> ont renvoyé au moins un questionnaire, soit  81% des établissements interrogés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres et les moyennes ci-dessous ne tiennent donc compte que des seuls établissements répondants.</p>
<p style="text-align: justify;">La DREES compte comme adolescents les personnes de moins de 17 ans. Les personnes de 17 ans et plus sont comptées dans le groupe des adultes.</p>
<p style="text-align: justify;"> En 2008, il y a eu en France :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">11 396 enfants ou adolescents différents pris en charge à temps complet en psychiatrie,<br />
soit <strong>100 patients pour 100 000 habitants</strong> de moins de 17 ans.</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">675 299 journées de prise en charge à temps complet,<br />
soit <strong>5 737 journées de prise en charge à temps complet pour 100 000 habitants</strong> de moins de 17 ans.</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">32 506 enfants ou adolescents différents pris en charge à temps partiel, dans les hôpitaux de jour ou de nuit,<br />
soit <strong>266 patients pour 100 000 habitants</strong> de moins de 17 ans.</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">355 334 enfants ou adolescents différents pris en charge en ambulatoire*,<br />
soit <strong>3 053 patients pour 100 000 habitants de moins</strong> de 17 ans.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: small;">Définition :<br />
</span></strong>(*) Prise en charge en ambulatoire : le patient vit à son domicile, mais se rend régulièrement dans un centre (dans la plupart des cas, un centre médico-psychologique (CMP)) pour y recevoir des soins psychiatriques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Remarque :<br />
</strong>Nous espérons que la DREES réactualisera régulièrement cette étude car c&rsquo;est une précieuse mine d&rsquo;informations. Malheureusement il ne semble pas y avoir de projet dans ce sens pour l&rsquo;instant.</p>
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		<title>Moyennes nationales des hospitalisations psychiatriques adultes</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Nov 2012 17:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chiffres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ccdh-paris.fr/?p=861</guid>
		<description><![CDATA[La Direction de la Recherche, des Études, de l&#8217;Évaluation et des Statistiques (DREES) a publié en avril 2011 une cartographie régionale sur l&#8217;offre de soins en santé mentale en France. Ce document a été élaboré à partir des résultats d&#8217;une enquête effectuée auprès de tous les établissements psychiatriques français et portant sur l&#8217;année 2008. Les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Direction de la Recherche, des Études, de l&rsquo;Évaluation et des Statistiques (DREES) a publié en avril 2011 une cartographie régionale sur l&rsquo;offre de soins en santé mentale en France. Ce document a été élaboré à partir des résultats d&rsquo;une enquête effectuée auprès de tous les établissements psychiatriques français et portant sur l&rsquo;année 2008.</p>
<p align="justify">Les données qui suivent sont tirées de ce rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Remarque : la DREES a interrogé <strong>595 établissements</strong>. <strong>483 établissements</strong> ont renvoyé au moins un questionnaire,  soit  <strong>81%</strong> des établissements interrogés.</p>
<p style="text-align: justify;" align="justify">Les chiffres et les moyennes ci-dessous ne tiennent donc compte que des seuls établissements répondants.</p>
<p style="text-align: justify;">La DREES compte comme adultes les personnes de 17 ans et plus.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2008, il y a eu en France :</p>
<ul>
<li><span style="text-align: justify;">284 397 adultes différents pris en charge à temps complet en psychiatrie,<br />
soit </span><strong style="text-align: justify;">610 patients pour 100 000 habitants de 17 ans et plus</strong><span style="text-align: justify;">.</span></li>
<li> <span style="text-align: justify;">15 610 689 journées de prise en charge à temps complet,<br />
soit </span><strong style="text-align: justify;">33 196 journées de prise en charge à temps complet pour 100 000 habitants de 17 ans et plus</strong><span style="text-align: justify;">.</span></li>
<li> <span style="text-align: justify;">99 449 adultes différents pris en charge à temps partiel, dans les hôpitaux de jour ou de nuit,<br />
soit </span><strong style="text-align: justify;">215 patients pour 100 000 habitants de 17 ans et plu</strong><span style="text-align: justify;">s.</span></li>
<li> <span style="text-align: justify;">951 570 adultes différents pris en charge en ambulatoire*,<br />
soit </span><strong style="text-align: justify;">2 092 patients pour 100 000 habitants de 17 ans et plus</strong><span style="text-align: justify;">.</span></li>
</ul>
<p><strong><span style="font-size: small;">Définition :<br />
</span></strong><span style="font-size: small; text-align: justify;">(*) Prise en charge en ambulatoire : le patient vit à son domicile, mais se rend régulièrement dans un centre (dans la plupart des cas, un centre médico-psychologique (CMP)) pour y recevoir des soins psychiatriques.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: small;">Remarque :<br />
</span></strong><span style="font-size: small; text-align: justify;">Nous espérons que la DREES réactualisera régulièrement cette étude car c&rsquo;est une précieuse mine d&rsquo;informations. </span></p>
]]></content:encoded>
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